Itinéraire de mon voyage final

voyage

Ma présence en sol français est terminée. Je dois faire mes valises, vider ma chambre, dire adieu. De la fenêtre de ma chambre, je regarde sans doute pour la dernière fois les nuages se former, dans le matin, au sommet de la montagne Sainte-Victoire, celle-là même que Cézanne a su si bien peindre. Mais comme toute conclusion n’est en fait qu’une ouverture sur autre chose, j’ai décidé de partir à l’aventure avant de rentrer au Québec.

 

Pendant un mois et demi, je parcourai l’Europe Centrale avec des livres sous la main et mon sac sur le dos. J’ai hâte de voir cette Miteleuropa dont Fridrun Rinner nous a tant soufflé l’existence dans son cours de littérature de l’Europe centrale.

 

Mon budget est d’environ quatre cents dollars. Ce sera suffisant puisque j’ai déjà une passe de train. Quand même, ça m’obligera toutefois à voyager simple : cuisiner mes repas, éviter les déplacements inutiles, oublier certains musées ou dépenses inutiles. Pour l’hébergement, j’ai des amis dans certains pays qui pourront m’accueillir. Pour le reste, je ferai du couchsurfing. Le couchsurfing, pour ceux qui ne connaissent pas, est un réseau de personnes qui prêtent gratuitement leurs canapés ou un deuxième lit pour les voyageurs. De cette manière, je pense être facilement en mesure de remplir mon objectif principal : me rendre jusqu’à Vienne.

 

Comme que j’aurai probablement un accès limité à Internet, je vous laisse ici mon itinéraire. De cette manière, vous pourrez en quelque sorte faire le voyage avec moi.

 

Jeudi le 28 mai : Départ définitif de Aix-en-Provence. Je prends le train en début d’après-midi. Celui-ci va parcourir toute la France de bas en haut, jusqu’à Lille, la métropole du Nord de la France et capitale du Nord-Pas-de-Calais. Hébergement : couchsurfing.

Samedi le 30 mai : Départ de Lille en autobus pour Bruxelles, capitale de la Belgique et siège de l’Union Européenne. À partir de Bruxelles, je compte faire une petite expédition à Bruges, en Flandres (c’est la province où on parle flamand) et puis une autre à Liège, en Wallonie (la partie francophone). Hébergement : chez un ami, Didier, à Bruxelles.

Vendredi le 5 juin : Départ de Bruxelles en autobus pour Amsterdam aux Pays-Bas, le pays des moulins à vent et des vélos. Dans Amsterdam, la ville folle, je compte visiter le musée du peintre Van Gogh et la maison d’Anne Frank. Bien que je ne parle pas néerlandais, je crois pouvoir me débrouiller avec l’anglais. Hébergement : à déterminer.

Lundi le 8 juin : Départ d’Amsterdam en autobus pour Berlin, en Allemagne. Mon amie Élise, qui étudie avec moi à Laval et qui était en échange à Lyon, viendra m’y rejoindre. Nous visiterons les villes de Berlin, Weimar et termineront à Munich ou nous nous séparerons, Élise allant directement à Vienne chez des amis.  

Nous ne parlons pas allemand, mais encore ici nous misons sur notre anglais. Celui d’Élise étant de loin meilleur au mien, je crois que ça ira. Ce sera tout de même étrange de visiter ensemble le camp de concentration de Buchenwald, à Weimar, et ensuite de voir la maison de l’écrivain Goethe dans la même ville. Hébergement : couchsurfing.

Mardi le 16 juin : Départ de Munich en autobus pour Prague, en République Tchèque. C’est à partir d’ici que j’entre dans les pays de l’Europe Centrale. On dit de la ville de Kafka que c’est la perle de l’Est. J’ai hâte de la découvrir. Je ne parle pas Tchèque, mais tant que je ne sors pas de Prague, il n’y a pas de soucis avec l’anglais. Hébergement : à déterminer.

Vendredi le 19 juin : Départ de Prague en train pour Bratislava, en Slovaquie. Bratislava est une ville qui a eu de la difficulté à se relever du régime communiste. On m’a dit qu’elle était un peu triste. J’ai quand même hâte de voir. Et non, malheureusement, je ne parle pas slovaque. Hébergement : à déterminer.

Dimanche le 21 juin : Départ de Bratislava en autobus pour Budapest, en Hongrie. Budapest est l’une des plus grandes villes d’Europe, mais en est aussi l’une des métropoles de la culture. J’ai beaucoup entendu parler de cette ville dans mon cours de littérature de l’Europe Centrale. Hébergement : chez une amie (à confirmer, mais elle pourrait m’aider avec le hongrois).

Mercredi le 24 juin : Départ de Budapest en autobus pour Vienne, en Autriche. Vienne, c’est le grand objectif de mon voyage. Je veux parcourir les rues de celle qui fut autrefois la capitale d’un empire aujourd’hui déchu, aller entendre un opéra, mais surtout je veux voir les toiles de Gustav Klimt, mon peintre préféré. Après Vienne, je me rends à Innsbruck pour profiter de la beauté de cette ville cerclée de montagnes. Hébergement : à déterminer (Vienne), chez une amie (Innsbruck).

Lundi le 29 juin : Départ de Innsbruck, traversée de l’Italie en train (sans arrêt, malheureusement) jusqu’à Nice, dans le sud de la France. En fait, je vais récupérer mes bagages chez Natacha, une amie française, qui a eu la gentillesse de me les stocker chez ses parents. C’est ce qui m’a permit de partir seulement avec le sac à dos et, surtout, de ne pas devoir traîner mon ordinateur. Nice est une ville magnifique, sur la côte d’Azur, que j’ai eu la chance de visiter. Ça me fera plaisir d’y retourner. Et surtout de revoir la mer avant de partir. Hébergement : chez une amie.

Mercredi le 1 juillet : Départ de Nice en train pour Paris. J’étais allé à Paris en 2006 avec le jury pour le prix Goncourt des Lycéens. J’en garde un souvenir mémorable. Je n’y suis pas retourné depuis mon arrivée en France. Je voulais me garder la ville pour la fin, y passer une bonne semaine. J’ai hâte de faire tout ce que je n’avais pas eu le temps de faire la première fois et même de recommencer le reste.

 

Lundi le 6 juillet : Départ de Paris en avion pour Montréal, au Québec.

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Portugal et le son du fado

Porto

J’ai profité de mes trois semaines de congé avant le début des cours pour aller au Portugal avec Sylvie-Anne, du 9 au 19 janvier. Le Portugal était tout simplement magnifique. La ville de Porto a été un coup de cœur avec ses rues étroites (parfois moins de 2 mètres), son magnifique pont construit par Gustave Effel, ses azuleros (les carrés de céramiques sur les murs), ses chants de fado et ses scènes de rues tellement typiques qu’on se croirait dans un film. Le quartier de la rebeira est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous sommes resté le premier week-end à Porto, ensuite nous nous sommes déplacés sur Lisbonne, la capitale. Elle était très différente de Porto. Des rues plus larges, plus chics, aux devantures plus blanches, mais aussi moins humaine je dirais. Souvent même américanisé, tout dépendant dans quel quartier vous allez. Le quartier de l’Alfama est le plus ancien, plus pastel, plus croche, plus chaleureux. Le Baixa est tout le contraire ; construit en damier, très droit, du pavé blanc, d’immenses statues. Il est moins humain, mais beaucoup plus grandiose. Je trouve qu’il représente bien le passé colonisateur du pays, avec son immense place du commerce et ses parures. Et le quartier du chiado qu’il faut visiter de nuit. On peut quand même aller prendre une consommation au café que fréquentait le poète Fernando Pessoa le jour. Après Lisbonne, nous sommes ensuite allé faire un petit détour en campagne où nous avons visité le château du village de Sintra, perché dans les montagnes. Un endroit magnifique, avec une vue superbe. On se promène dans les remparts, un microphone diffuse une musique du moyen-âge. On visite les pièces où tout est encore à sa place, comme si les propriétaires étaient partis se balader dans la forêt en bas des remparts et n’étaient pas revenus. C’était quand même déconcertant. Ensuite, nous sommes retournés à Porto (notre coup de cœur) pour y passer le dernier week-end avant de reprendre l’avion. On a essayé une nouvelle auberge de jeunesse (O Porto Poets) vraiment géniale où on s’est fait pleins d’amis. J’ai surtout occupé mes derniers jours à me promener et écrire dans le quartier de rebeira, mon plus grand coup de cœur de tout le voyage.

Et puis j’ai pris l’avion pour Marseille !

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Le pire trajet d’avion de toute ma vie !

Au départ :

Je devais prendre l’avion de Montréal le 7 janvier à 20h et arriver à Paris à 8h le matin et ensuite prendre une correspondance vers Marseille à 10h. Sylvie-Anne m’attendait vers midi à l’aéroport de Marseille, j’allais déposer mes bagages chez elle à Aix, on prenait ça relax et nous reprenions l’avion ensemble le lendemain pour le Portugal.

Ça c’était le scénario de départ.

Maintenant voici ce qui comment ça s’est passé :

 

Au Québec : Le 7 janvier, jour de mon départ, il y a eu LA fameuse tempête de neige. 40 centimètre en un  après-midi. Ma mère et son amie ont voulu partir plus tôt pour l’aéroport. C’était peut-être pas une si mauvaise idée finalement parce que ça nous a pris 4h faire la route de Trois-Rivières à l’aéroport Trudeau. Ça roulait à 30km/h sur la 40. Et c’est moi qui ait conduit ! Je suis finalement arrivé à l’aéroport à 16h. Ma mère et son amie Chantal sont repartie vers Trois-Rivières et Myriam a pris le métro pour venir me tenir compagnie jusqu’à 18h.

 

L’aéroport :

Je me suis informé une deuxième fois pour savoir si mon vol serait annulé ou retardé (j’avais téléphoné le matin). L’employée m’a assuré que mon avion partirait à l’heure et elle a délibéré sur une théorie d’aviation à laquelle je n’ai rien compris. J’ai trouvé que ça faisait crédible et j’ai envoyé un courriel à Sylvie-Anne sur un ordinateur Bell vraiment nul où j’ai pris 15 minutes pour écrire : Il n’y a aucun problème, je vais arriver à l’heure. Pire clavier de toute ma vie, dsl.

Ensuite je me rends à la porte X et, ça m’inquiétait quand même, je vais m’informer une troisième fois (pour être certain) si mon avion sera à l’heure. Je voyais des départ annulé partout, sauf le mien. La dame me dit que l’équipage a déjà procédé à l’embarquement donc que l’avion va décoller à 20h. Deux minutes plus tard, on annonce dans le micro que notre avion partira avec une demi-heure de retard.

Pour finir, il y avait deux enfants qui hurlaient et couraient partout en chantant une chanson.

 

L’avion :

On embarque dans l’avion. J’ai la chance d’avoir les deux petits monstres de chaque côté de moi. Ils chantent toujours la même chanson et ça prendra 4h avant qu’ils s’endorment. (Leurs parents se sont mis des bouchons).

On nous apprends que nous ne pouvons pas décoller à cause du verglas, qu’il faut aller au dégivrage, que ça va durer 20 minutes. Mais à chaque quart d’heure, on nous dit qu’il y en a pour 20 minutes encore. Ils nous ont gardés pendant 3h comme ça dans l’avion.

L’avion décolle (enfin) et nous traversons des turbulences violentes (Ça par contre j’adore ça), mais le souper n’a pas pu être servit avant 2h du matin.

J’arrête une hôtesse, je lui dit que j’ai raté ma correspondance pour Marseille. Elle va chercher un homme et il vient m’expliquer qu’il n’y a aucun problème, qu’un avion part tous les deux heures pour Marseille, qu’ils m’ont pris un billet sur le vol suivant et que je devrai me présenter au comptoir des correspondances à l’aéroport de Paris. Je me dis que c’est pas trop mal, qu’il faudra juste que je trouve un moyen de prévenir Sylvie-Anne qui devait prendre le bus pour aller me chercher à midi à Marseille.

 

L’aéroport Charles-de-Gaulle :

 

On arrive enfin à l’aéroport Charles-de-Gaulle après 9h30 passées dans l’avion. On se lève pour nous débarquer et on nous apprend qu’il n’y a pas d’employés de l’aéroport de disponibles pour nous faire sortir de l’avion. Je suffoquais, j’en avais marre d’être dans l’avion. On a attendu une demi-heure, comme ça, debout avec nos bagages dans les mains, les uns empilés sur les autres.

Je me présente au comptoir des correspondances, je dis que j’ai raté mon vol pour Marseille. Quand la préposée entend Marseille, elle me dit : Ah non ! Voyons Monsieur ! L’aéroport de Marseille est fermé depuis hier. Un bus aurait pu me passer dessus et je pense que j’aurais eu l’air plus en forme. Je demande pourquoi il est fermé, je m’attends à un attentat ou quelque chose du genre, mais non ; il y a 10 centimètres de neige au sol.

10 centimètres !!!!!!!!

C’est rien ça ! Mais quand même, je m’en vais étudier en Provence et il neige ! C’est vraiment la gale.

La dame me dit que je dois aller à l’aile FE, elle me donne un coupon pour avoir un sandwich gratuit et me dit que je devrais avoir un vol d’ici 48h et que mes bagages suivront. N’empêche, je n’avais pas tellement envie de vivre pendant deux jours à l’aéroport, sans pouvoir me laver, avec 250 autres personnes qui attendaient un vol et de rater mon voyage au Portugal.

C’est alors que j’ai croisé une dame géniale qui a sans doute vu que j’allais à l’abattoir. On a une bonne conversation autour de tout et de rien et (c’était une employée de Air France) elle me dit qu’elle me trouve bien gentil et qu’elle va me dire un secret :

N’allez surtout pas dans l’aile FE. Vous avez le temps de mourir avant d’avoir un vol pour Marseille. Vous savez quoi ? C’est le bordel dans l’aéroport et ils ont une chance sur deux de perdre vos bagages. Allez au bureau des bagages, demandez à ravoir vos valises, passez les douanes, et sauvez-vous de l’aéroport en TGV.

J’avais rien à perdre et encore moins mes bagages. Alors je suis allé au bureau des bagages, j’ai demandé à les ravoir, ils ont fait un scan, les ont trouvés et mes les ont apportés. Ensuite j’ai essayé de téléphoner Sylvie-Anne d’un téléphone public, mais ça ne fonctionnait pas. Je n’arrivais même pas à téléphoner et ça m’a quand même coûté 50 Euros sur ma carte de crédit. Une dame qui avait pitié de moi m’a prêté son cellulaire, j’ai téléphoner Sylvie-Anne qui ne s’était pas rendu à l’aéroport en apprenant que c’était fermé.

Elle a quand même du trouvé étrange de recevoir mon courriel laid ou je disais qu’il n’y avait aucun problème alors que je suis arrivé 3h30 en retard à Paris et que l’aéroport de Marseille était fermé.

Ensuite j’ai pris tous mes bagages et j’ai cherché la gare de TGV.

 

Le train :

 

J’ai fait la file pendant une demi-heure à la billetterie. Le monsieur s’en allait me faire mon billet et ça allait me coûter 140 Euros (il restait que des places en première classe), quand je lui ai dit que j’arrivais du vol AF-347. Alors il m’a dit d’aller au comptoir X. J’étais découragé, je pensais qu’ils allaient me renvoyer à l’aile FE avec mon coupon à sandwich, comme un déporté.

Mais non. C’était une femme responsable des dédommagements pour AirFrance et elle m’a payé le billet, en première classe !!! Elle était très lente par contre et mon train partait bientôt. Quand elle m’a donné le billet, le train partait dans 2 minutes. Mais la gare était immense et je savais pas trop où aller, j’ai dû courir avec tous mes bagages et, quand je suis arrivé, les portes du TGV étaient déjà ouvertes. Aussitôt que j’ai embarqué, elles ont fermé et le train est parti.

Ça faisait drôle de prendre le train en première classe, après tout ça. Je me disais que la chance commençait à me sourire, quand on a annoncé au micro : Messieurs dames, en raison des conditions météo, il n’y aura pas de service d’alcool et de nourriture, veuillez nous excuser.

Il était 15h. Je devais arrivé à la gare d’Aix-en-Provence à 18h30. Et je n’avais rien mangé depuis le muffin servi dans l’avion à 7h du matin.

 

La gare de TGV de Aix :

 

Je suis enfin arrivé à la gare de Aix, épuisé, affamé, mon casque de poils sur la tête. On m’apprend que la gare est en banlieue de la ville et qu’il faut prendre une navette pour y arriver. Je me dis que je vais prendre une navette et ensuite, une fois rendu à Aix, téléphoner Sylvie-Anne. On me dit que le service de navette est fermé à cause de la neige. Je regarde le 5 cm de neige (plus de la gadoue) et je me demande sérieusement comment je vais faire pour arriver à Aix. Après tout ça, je n’avais pas envie de dormir dans la gare de TGV. Il y avait environ 100 personnes qui attendaient pour prendre un taxi et un seul taxi qui arrivait tous les 10 minutes.

Là je téléphone Sylvie-Anne pour lui dire que je suis à la gare de TGV, que je vais peut-être dormir là si je n’arrive pas à prendre un taxi. Je vois dans sa voix qu’elle est complètement découragée à ma place, mais qu’elle le cache pour ne pas en rajouter.

Là je décide d’être méchant ; je me fraie un chemin dans la masse et je dépasse tout le monde avec mes valises (oui c’était bas, mais je l’assume. Je n’avais pas mangé depuis 12 heures et dormi depuis 30 heures.)

Je vais voir un monsieur, je lui demande où il va et il me dit à la station de bus. Je lui demande si c’est au centre-ville, il me dit oui. Alors je lui dit que si on prend le taxi ensemble, mais qu’on paie chacun comme si on était seul, ça fera deux fois plus d’argent au chauffeur et qu’on risque de ne pas passer la nuit dans la gadoue à attendre un taxi.

 

Le taxi :

 

Le premier taxi qui arrive nous a embarqué.

Et là je me rends compte que je ne sais pas du tout où je m’en vais. Le chauffeur ne sais pas c’est où l’Estelan (la résidence étudiante). Je lui dit ce qu’on m’en a dit ; une bâtisse de 6 étages, il y a un marché en face le mercredi et c’est pas si loin du cours Mirabeau. Alors il dit qu’il sait c’est où, mais j’en doute. Ça me coûte 30 Euros (50$ canadiens) et il me dépose devant. Il est presque 20h.

 

La résidence étudiante :

 

Quand j’ai vu l’Estelan, j’étais vraiment ému. Je me suis dit que c’était la plus belle chose que je n’avais jamais vu de ma vie (même si ça ressemble à un centre communautaire).

Quand je suis arrivé à sa chambre, Sylvie-Anne était vraiment contente de me voir (et moi aussi). Elle m’a fait à manger et j’ai dormi dans la chambre de quelqu’un qui était absent. J’ai raconté mon périple à tout le monde comme si c’était une espèce de légende.

Le lendemain l’aéroport a réouvert et nous nous sommes envolés pour le Portugal.

Sylvie-Anne et la Provence sous la neige

Il n’avait pas neigé en Provence depuis 20 ans. Je m’étais fait des tas d’images d’Aix avant mon arrivée, mais aucune ne ressemblaient à celle-là. J’avais décidé de porter mon casque de poils pour déconner, mais finalement il m’a bien tenu au chaud !!! Ici c’est Sylvie-Anne les deux pattes dans la gadoue de Aix.

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